Stemknot tourne sur un cloud européen (OVHcloud) — pas sur les infrastructures de Google, Amazon, Apple, Facebook ou Microsoft. Ta musique, tes données et tes conversations communautaires ne sont pas un produit pour les réseaux publicitaires ou les tableaux de bord investisseurs.
Pourquoi éviter les GAFAM ?
Ces cinq entreprises comptent parmi les plus grands collecteurs de données au monde. Leurs profits reposent sur ta dépendance à des écosystèmes fermés — et sur des contrats avec des gouvernements et des armées que le public voit rarement.
Données & surveillance
Les GAFAM construisent des profils à partir de ta navigation, tes achats et tes messages — puis les monétisent via la pub, les API et les équipes conformité. Des apps sur Google Play et des sites équipés de pixels Meta alimentent des data brokers qui fusionnent géolocalisation, traces financières et télémétrie en dossiers revendus à des annonceurs et des États. Quand le DHS ou l’ICE veulent un nom derrière un compte, ils assignent souvent Google, Meta, Microsoft ou Amazon — sans passer par un juge.
Privacy Guides — alternatives concrètesAssociation indépendante à but non lucratif : outils et modèles de menace pour le quotidien.privacyguides.orgPourquoi le Big Tech menace les droits humainsAmnesty 2025 : domination de Google et Meta, profilage algorithmique, collecte de données — incompatible avec le droit à la vie privée.Amnesty InternationalLes géants de la surveillance — Google & MetaAmnesty : les modèles économiques fondés sur la surveillance de Google et Meta sont incompatibles avec le droit à la vie privée.Amnesty InternationalGuerre, occupation & complicité des plateformes
Le même schéma se répète d’un conflit à l’autre. Au Myanmar, les algorithmes de Meta ont amplifié la haine anti-Rohingya avant le nettoyage ethnique. Pendant la guerre civile en Éthiopie, les recommandations Facebook sont accusées d’avoir attisé les violences au Tigré — des survivants poursuivent Meta devant les tribunaux kenyans. Project Nimbus lie Google et Amazon au gouvernement et à l’armée israéliens. En Ukraine, Clearview AI a proposé de la reconnaissance faciale pour identifier des combattants. Les plateformes amplifient la haine ; les clouds vendent de la capacité ; les victimes luttent des années pour obtenir réparation.
L’atrocité des réseaux sociaux — Meta & Rohingyas (Myanmar)Amnesty 2022 : les algorithmes de Facebook ont amplifié l’incitation et contribué aux violences contre les Rohingyas.Amnesty InternationalMeta & guerre en Éthiopie — procès au KenyaAmnesty : la Haute Cour kényane confirme sa compétence pour juger le rôle de Meta dans la violence ethnique au Tigré (2020–2022).Amnesty InternationalProject Nimbus — Google, Amazon & industrie de l’armementBusiness & Human Rights Resource Centre : les fabricants d’armes israéliens sont contraints d’utiliser les clouds Google et Amazon.Business & Human Rights Resource CentreCoût environnemental
Les data centers hyperscale consomment déjà autant d’électricité que des pays entiers. L’IA pousse la consommation d’eau et les émissions — souvent dans des régions en stress hydrique où les habitants rivalisent avec les serveurs.
Data centers : électricité, eau et CO₂ en FranceRapport Arcep 2024 : 2,7 TWh d’électricité et 575 000 m³ d’eau potable pour refroidir les serveurs — tendance à la hausse.Les NumériquesClicking Clean — énergie du Big TechLe rapport de référence de Greenpeace sur l’énergie des data centers des géants du web (EN).Greenpeace InternationalCe qu’on peut faire
La dégooglisation — réduire sa dépendance à Google et aux autres GAFAM — est un processus progressif, pas un test de pureté. Commence par une couche : mail, stockage, cartes ou messagerie. Privilégie des outils que tu peux héberger, payer équitablement, ou faire tourner avec une communauté qui partage tes valeurs.
- Framasoft — association française qui promeut le libre, l’éducation et des alternatives éthiques au Big Tech.
- CHATONS — collectif d’hébergeurs indépendants, transparents et éthiques proposant des services en ligne libres et ouverts.
- Nextcloud — fichiers, calendrier et collaboration auto-hébergés (ou hébergeurs européens de confiance).
- Proton — mail, drive et VPN chiffrés, orientés vie privée (Suisse).
- r/degoogle — communauté Reddit avec guides pas à pas et retours d’expérience (EN).
Où se place Stemknot
- Infrastructure gérée par la communauté — instances hébergées chez OVHcloud, financées et gouvernées par les membres.
- Hébergement européen — calcul et stockage chez OVHcloud, sans passer par les hyperscalers US.
- Pas d'argent investisseur, pas de revenus pub — les coûts d'infrastructure sont transparents et orientés par les membres.
- Ouvert au split ou à la croissance — quand un serveur est viable, la communauté décide d'étendre ou de forker en serveurs plus petits.
Le revers de la médaille
Le développement de Stemknot est aujourd’hui grandement accéléré par l’IA — ce qui en fait, honnêtement, une partie du problème évoqué plus haut : modèles énergivores, outils qui tournent sur les clouds du Big Tech, et un rythme difficile à tenir à la main seule.
L’objectif n’est pas une boîte noire permanente. Une fois le socle assez stable pour tenir debout, le projet passera en open source pour que la communauté puisse le maintenir, l’auditer et le faire évoluer — sans dépendre d’assistants propriétaires pour le garder en vie.
Comptes à suivre
Sortir des GAFAM, c’est plus simple avec des voix qui suivent la surveillance, la dégooglisation et les alternatives éthiques — sans langue de bois.
- Christophe Boutry (@Ced_haurus) — La Boîte Noire : live hebdo sur surveillance, vie privée, dégooglisation et enquêtes numériques.
- Benn Jordan (@bennjordan) — enquêtes sur la surveillance de masse, failles de sécurité des plateformes et hygiène numérique concrète (EN).
- Benjamin Sonntag (@sonntag) — cofondateur de La Quadrature du Net ; droits numériques, Fediverse et plaidoyer contre la surveillance capitaliste.
- Geoffrey Dorne (@geoffreydorne) — pédagogie privacy-by-design ; guides clairs sur l’UX et les outils qui respectent les utilisateurs.